Madame la Présidente,
Mesdames, Messieurs les membres du CSAL,
Les prix des carburants s’embrasent, et s’embraseront encore.
À la pompe comme sur les factures d’énergie, l’addition est de plus en plus salée, amère même, mais nos salaires, eux, n’augmentent pas !
Dans le même temps, loyers, alimentation, dépenses du quotidien… tout augmente sauf nos salaires !
La CGT revendique des augmentations générales de salaire, et une indexation de ceux-ci sur l’inflation.
Indexer les salaires sur les prix c’est garantir le maintien de notre niveau de vie et éviter le tassement des salaires.
Augmenter les salaires, c’est la condition pour que chacun, chacune puisse faire face aux dépenses indispensables.
Le travail doit permettre de vivre dignement.
La forte hausse des prix de l’énergie montre une chose : il y a de l’argent, mais il n’est pas au bon endroit.
Pendant que certains groupes accumulent des profits exceptionnels indécents, des millions de travailleurs ont du mal à vivre de leur salaire.
La question n’est pas seulement économique, c’est une question de choix politique et de justice sociale.
L’argent doit aller aux salaires, aux services publics, aux transports collectifs, à la transition énergétique… pas aux dividendes.
A VNF, la CGT rappelle que les agents peuvent bénéficier d’aides matérielles accordées par le service.
Mais cela ne suffit pas, ne suffit plus au vu de l’ampleur de l’inflation.
La CGT revendique que VNF prenne de nouvelles mesures immédiates permettant de limiter les impacts sur le pouvoir d’achat des agents pour celles et ceux qui travaillent à l’exploitation, à la maintenance, dans les services supports, en services territoriaux ou au siège, public comme privé… car toutes et tous subissent une perte insoutenable de notre pouvoir d’achat depuis de trop nombreuses années, qui ne fait que s’accélérer, et devient encore plus insoutenable dans un contexte de restructuration où les conditions de travail se dégradent.
De plus en plus de travailleurs pauvres, de plus en plus de précarité.
Travailler toujours plus, plus longtemps, pour vivre toujours moins bien, cela suffit.
Concernant l’ordre du jour de cette instance, aucun document préparatoire ni pour l’acte 2 et le rôle des ST, ni pour l’organisation des agences comptables secondaires et principales, ni pour le conventionnement entre VNF et sa filiale « ports de Lorraine », ni pour l’avancée des contrats de canaux, ni pour les travaux de modernisation de la maintenance.
Pourtant, chacun de ces sujets justifiait, pour la CGT, la transmission d’éléments préalables à la tenue de cette instance, pour avoir le temps nécessaire à l’analyse, et en mesurer les impacts sur les agents.
La CGT dénonce cette méthode de la direction ne permettant pas aux représentants du personnel d’appréhender pleinement les sujets présentés.
En ce qui concerne le sujet de la formation, et notamment celui de son organisation, nous alertons.
Ce ne sont pas des tours de passe-passe organisationnel qui permettront de compenser le manque d’effectifs.
La DTNE est non seulement la DT consommant la plus grande part de l’enveloppe nationale dédiée à la formation, mais également celle qui propose le plus grand nombre de formations internes, reconnues au niveau national pour leur qualité, et cela avec des effectifs dédiés bien moins importants qu’ailleurs.
Dans le contexte actuel d’évolution profonde de VNF, ne pas renforcer les effectifs de formation, c’est amputer l’ensemble des agents d’une possibilité d’adaptation aux nouveaux métiers, aux nouvelles organisations, aux nouveaux enjeux tant voulus par la direction de VNF.
Dans le contexte actuel, ne pas renforcer les effectifs en charge de l’accompagnement, c’est empêcher les agents d’avoir une alternative, un soutien, dans ces temps plus qu’incertains
La CGT revendique un renfort d’effectifs sur la formation et l’accompagnement des personnels dont les actions sont plus indispensables que jamais.
Merci,
Les représentants CGT.
Télécharger la déclaration Ici
